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Mardi 26 Février 2008



-
MERCI PATOU !
 

Un tout grand merci ,Patou ,
(Mamounalea / Patricia )
pour cette superbe créa !
Elle me fait grand plaisir !
Je t'embrasse bien fort .

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> Commentaire(1) 
-
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Lundi 04 Février 2008

-
L'ASSIMILATION FORCEE DES ENFANTS NAVAJOS .
 

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" Ya-ta-hey "
Bienvenue.

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L'ASSIMILATION FORCEE DES ENFANTS NAVAJOS.
"ETHNOCIDE INDIEN"

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C'est en lisant "Le chagrin tissé"
de Tony Hillerman
que j'ai aussi
pris connaissance
de l'assimilation forcée
des enfants navajos
dès la fin du 19ème siècle
et ce, jusqu'avant
la seconde guerre mondiale.

Dès la fin du 19ème siècle,
furent créés nombre
d'internats
destinés à faire assimiler
par les enfants amérindiens
la "culture" des Blancs.

Un très grand nombre d'enfants
se sont retrouvés
du jour au lendemain
arrachés à leur famille
(il n'y a pas d'autre terme)
et envoyés généralement
à des centaines de kilomètres
de chez eux ,dans ces pensionnats
"dirigés" le plus souvent
par des religieux catholiques.

Ainsi séparés de leurs parents,
et de leur milieu d’origine
les enfants étaient
plus facilement manipulables.

En 1887 environ 14000 étudiants
furent scolarisés dans ces écoles.

La plupart d'entre eux
vécurent cela
comme une perte de liberté,
une perte de leur culture,
de leur langue
et de leurs coutumes...
Sans oublier les traumatismes
de toutes sortes
liés à ce "déplacement " .

En lieu et place
de cette "assimilation",
ces enfants et pas mal
de leurs descendants,
souffrent actuellement
des divers séquelles
et traumatismes
imputables
à l'expérience de vie
au sein de ces pensionnats.

Joe Leaphorn,le plus ancien
des deux policiers mis en scène
par Tony Hillerman et qui a subi
cette assimilation forcée
en témoigne :

"Le programme d'assimilation
a amputé la majorité
de mes contemporains du coeur
et de l'âme propres
au système des valeurs navajo.

Les cars scolaires emportaient
les petits Indiens dans des pensionnats,
loin de chez eux.
Loin des hogans où les membres âgés
de la famille leur auraient enseigné
les histoires ancestrales,
les raisons qui justifiaient
les rites guérisseurs,
le fondement des valeurs du Dineh.

Les cars nous ramenaient
quand venait l'été,
pour s'occuper des troupeaux
et aider pour toutes les autres tâches,
mais l'été était une période
où la tradition préconisait
une autre catégorie de récits
sur la chasse,les relations
avec le monde des animaux.

Les histoires des origines
ne pouvaient être relatées
que durant les périodes de froid,
pendant la saison où dort le tonnerre,
alors que règne le silence,
que la neige oblige les gens
à demeurer dans les hogans,
et qu'il n'y a rien pour détourner
leur attention,
rien pour empêcher les enfants
d'écouter,de réfléchir et de comprendre".

LIENS : CLIC:

http://remybailly.com:80/navajo-blog/

http://fraternitelibertaire.free.fr/mt_lethnocide_indien.htm


Cette assimilation forcée
n'a pas été utilisée uniquement
à l'encontre des Navajos,
mais aussi sur tout le territoire
des Etats-Unis d'Amérique ,
au Canada ,
et aussi en Australie ,
pour les Aborigènes.

Petite digression
qui me tient à coeur.

En ce qui concerne
la politique d'assimilation
forcée des Aborigènes
en Australie,
il y a un superbe film
sorti il y a 4/5ans
et qui raconte une histoire vraie:
"Le(s) Chemin(s) de la Liberté "

LIEN :

http://dvdtoile.com/Film.php?id=3933

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" Hozoogo naninaa doo "
" Allez dans la beauté et l'harmonie "

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> Commentaire(2) 
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Dimanche 27 Janvier 2008

-
LES NAVAJOS ** LA LONGUE MARCHE **
 

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" Ya-ta-hey "
Bienvenue.

C'est en lisant "Le chagrin tissé"
de Tony Hillerman
que j'ai pris connaissance de
la "Navajo Long Walk",
la "Longue marche des Navajos",
la déportation de 9000 hommes,
femmes et enfants
qui marchèrent depuis leurs terres
dans le nord de l'Arizona
jusqu'à Bosque Redondo
au Nouveau-Mexique.
Après quatre années de souffrances,
de malnutrition, de maladies,
les Navajos signèrent un traité
les autorisant à retourner
sur leurs terres et de
reconstruire leur communauté,
sous la condition de rester
dans la réserve.

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1864 **** 1868

LE TRAUMATISME DE LA LONGUE MARCHE
EST TOUJOURS PRESENT CHEZ LES NAVAJOS.

LEUR HISTOIRE ET LEUR MODE DE VIE
SE DIVISENT AVANT ET APRES
CE QUI S'EST PASSE A BOSQUE REDONDO.

Je me suis demandé quelles étaient
les origines de cette déportation.



MES SOURCES:

** "LA NATION NAVAJO :
TRADITION ET DEVELOPPEMENT".
De Marie-Claude Feltes-Strigler.
Publié en 2000
L'Harmattan
(Navajo Indians)
404 pages
ISBN 2738488722

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** "GUERRES ET DIPLOMATIE NAVAJO".
De Marie-Claude Feltes-Strigler.
Université Paris III –
Sorbonne Nouvelle.

http://www.cercles.com/n17/strigler.pdf

Je me permets de recopier ici le texte afin que les personnes ne sachant pas utiliser le format PDF puissent aussi lire ces informations.
Je remercie l'auteur pour sa compréhension.



" Des droits spoliés."

L’histoire des guerres et de la diplomatie navajo commence avec l’arrivée des Espagnols au Nouveau-Mexique et se termine avec l’expédition punitive des Américains en 1861, puis la déportation des Navajos à Bosque Redondo en 1864.

Il va s’agir ici d’essayer de déterminer les causes des hostilités qui conduisirent à des conflits quasi-permanents avec les colonisateurs du Nouveau-Mexique.

Espagnols, Mexicains et Américains réagirent tous de façon plus ou moins semblable aux agressions navajo.

Chacun exerça des représailles contre les Navajos sous forme d’attaques destinées à faire des prisonniers qui seraient vendus comme esclaves, dans l’espoir de briser leur volonté, de les démoraliser.

Au lieu de cela, ces captures ne firent
qu’accroître l’intensité et la fréquence des escarmouches.

Il est clair que les Navajos, loin d’être des victimes passives, luttèrent pour être acteurs de leur propre destin.

Par ailleurs,une étude de la politique interne à la tribu montre que les chefs des factions pacifistes qui souhaitaient négocier avec les envahisseurs furent incapables de contrôler les chefs de guerre qui ne voulaient pas mettre fin aux conflits avec leurs ennemis.

Du milieu du XVIIe siècle jusqu’à leur conquête par le gouvernement américain en 1863-1864, Les Navajos furent presque constamment en guerre.

Les Européens s’implantèrent,non au coeur du territoire tribal, mais le long de la rive est du Rio Grande.

Alors même que les Navajos représentaient
une menace pour les colons, ils étaient eux-mêmes menacés par les Espagnols, les Mexicains et les Américains,qui venaient empiéter sur leur
territoire.

Les parties adverses fondaient régulièrement l’une sur l’autre, le bétail et la capture d’esclaves étant les enjeux principaux de ces
affrontements.

Les Espagnols instaurèrent la pratique de l’esclavage au XVIIe siècle,les Mexicains la poursuivirent au XIXe siècle,et les Américains la tolérèrent.

En effet, après l’avoir condamnée officiellement, ils ne firent rien pour
l’empêcher.

Cette coutume, bien qu’illégale, se pratiquait au grand jour,justifiée par les prétendus bienfaits dont jouissaient les victimes grâce au
contact avec le christianisme.

L’empiètement sur les terres indiennes alimentait également les hostilités.
Les Navajos ne parvinrent jamais à se mettre d’accord sur les moyens de résister à cette menace.

Certains chefs voulaient pactiser, d’autres
voulaient opposer une résistance absolue.

Les chefs de guerre et les chefs de paix ne se contentaient pas de lutter pour la suprématie au sein de la tribu,mais poursuivaient leurs initiatives indépendamment les uns des autres.

Aussi, pour les Européens, les Mexicains et les Américains,la confusion et l’incompréhension caractérisaient-elles les relations indiennes,
qu’elles fussent militaires ou diplomatiques.

Ce phénomène n’était d’ailleurs pas particulier aux Navajo.

Les éléments-clés du schéma mis en place par les Espagnols demeurèrent plus ou moins inchangés jusqu’à la déportation des Navajos à Bosque Redondo.

D’une part, les Navajos du XVIIe siècle avaient une nette propension à piller les biens de leurs voisins.
Les colonisateurs espagnols,victimes de ces pillages, répliquaient en faisant des prisonniers qu’ils vendaient ensuite comme esclaves.

Selon le journaliste et écrivain Frank McNitt, ce fut là une cause d’hostilité plus importante que l’empiètement sur le territoire.

Ce dernier ne devint un sérieux problème qu’avec l’arrivée en nombre d’Américains après 1846.

D’autre part, les traités successifs signés avec les agents des trois gouvernements avaient un défaut en commun, qui ne pouvait qu’aggraver les hostilités : c’était la conviction que les Navajos,considérés comme un peuple barbare, n’avaient pas de droits dignes de considération.

De plus, les traités élaborés par les Américains,
persuadés de leur droit de saisir des terres indiennes, devinrent de plus en plus exigeants au fil du temps.

Enfin, en 1861, les Navajo n’avaient plus le
choix qu’entre deux solutions :
une reddition inconditionnelle
ou l’extermination.

** La période hispano-mexicaine **
(1626-1846)

Les documents dont nous disposons sont essentiellement des rapports de responsables espagnols ou mexicains.

Nous avons des descriptions d’escarmouches, d’expéditions de rapine navajo et de représailles
espagnoles.
Les Navajos étaient des pillards, pas des combattants.
Ils étaient surtout intéressés par la prise de nourriture, de femmes, de chevaux ou de tout autre butin ; ils ne pouvaient se comparer aux peuples de culture guerrière comme les Ute ou les Comanche, pour qui la guerre était un
moyen d’acquérir gloire et prestige.

Pour les Navajos,qui se désignent eux-mêmes
sous le nom de Dineh ou Diné (le Peuple),
la guerre était une entreprise dictée en partie par des pratiques rituelles.

En 1800, les raids navajo sur les implantations espagnoles étaient devenus si fréquents et si coûteux que le gouverneur Chacon mena une force de 500 hommes en pays navajo et négocia ce qui s’avéra être une paix temporaire.

Les raids recommencèrent dès 1804, provoquant trois nouvelles expéditions militaires.
L’une d’entre elles pénétra dans le Canyon de Chelly et tua vingt-cinq femmes et enfants et quatre-vingt-treize hommes qui avaient cherché
refuge dans une anfractuosité de la falaise.

Cette année-là, les Navajos pillèrent les troupeaux espagnols de la vallée du Rio Grande.

Raids et représailles se succédèrent et la prise de contrôle théorique par le nouveau gouvernement mexicain indépendant en 1821 ne changea pas grand-chose.

Pendant le quart de siècle de domination mexicaine, les populations navajo et mexicaine se firent presque constamment la guerre.

Le Mexique et les États-Unis sont en guerre de 1846 à 1848 .
Elle est déclenchée lorsque le Congrès américain vote l'annexion du Texas en 1845.

La guerre entre le Mexique et les États-Unis, qui se termina officiellement par la signature du traité de Guadalupe Hidalgo le 2 février 1848, est un moment charnière dans les relations entre les deux pays.

Cependant, cette période allait également marquer le début des relations officielles entre les États-Unis et les nombreuses tribus amérindiennes du Sud-Ouest américain.

Les peuples autochtones vécurent une transition entre la domination mexicaine et la domination américaine, mais allaient dorénavant être en
contact avec des Américains convaincus
de leur « Destinée Manifeste ».

Un bref rappel de quelques éléments de la culture et des valeurs navajo est indispensable pour comprendre la réaction des Navajos face aux
forces armées et au gouvernement des États-Unis, d’une part, et l’incompréhension des États-Unis, d’autre part.

L’organisation tribale désorienta les Américains lors des diverses tentatives de négociation.

Espagnols, Mexicains et Américains firent tous la même erreur.

À leurs yeux,les Navajos étaient organisés comme un État européen, avec une hiérarchie reconnue par toute la population.

En fait, les Navajos étaient un ensemble de communautés qui ne reconnaissaient aucune entité
politiquement omnipotente, susceptible de constituer une nation.

Chaque communauté avait ses porte-parole et n’était régie par aucune hiérarchie.

En conséquence, des négociations menées avec un groupe n’avaient pas valeur d’obligation pour les autres groupes.

En outre, la situation était encore plus confuse pour des étrangers ignorant l’organisation politique navajo, car chaque communauté avait des porte-parole différents en temps de paix et en temps de guerre.

De plus, que ce fût en temps de paix ou en temps de guerre ,il y avait souvent plusieurs porte-parole.

Autre aspect significatif de la culture politique Navajo, le groupe n’était absolument pas lié par les décisions de ses porte-parole.

Aussi des factions pouvaient-elles se développer au sein de chaque communauté,factions qui pouvaient elles-mêmes se subdiviser en plusieurs bandes.

Ces divisions créaient la confusion chez les responsables américains, qui désignaient tel ou tel groupe comme « ami » ou « hostile », alors même que ces catégories pouvaient changer de semaine en semaine.

La philosophie navajo jouait également un rôle très important dans l’organisation de la tribu.

Les Navajo vivaient dans un environnement
physique hostile et dangereux, qui dictait les prises de décision individuelles et communautaires.

Ils avaient une conscience presque morbide des dangers qui les entouraient.

Cette attitude était probablement due au mode de vie d’un peuple autrefois chasseur-cueilleur, qui vivait sur un territoire ingrat.

En dépit de la présence de quelques rivières et de quelques vallées propices aux pâturages et à l’agriculture, la majeure partie du territoire est à une altitude qui varie entre 1 000 et 3 000 mètres, et se compose de hauts plateaux et de montagnes séparées par d’étroites vallées.

Les rares ressources en eau sont souvent au niveau de la simple survie.

Ces conditions influencèrent la vie spirituelle des Navajo qui ne concevaient aucun Créateur unique ressemblant au Dieu chrétien (et donc américain).

La pensée était très pragmatique, beaucoup plus orientée vers des techniques de survie que vers quelque obligation morale que ce fût.

Les Occidentaux étaient convaincus de l’immoralité des Navajo, puisque ceux-ci n’avaient pas la notion du bien et du mal.

Il fallait donc leur inculquer des valeurs
morales.

Quant aux Navajo, ils se considéraient très supérieurs aux colons mexicains, des intrus qui venaient empiéter sur leurs terres.

Ils ne voyaient en conséquence guère de raison de frayer avec les Néo-Mexicains, si ce n’était pour piller leurs villages et leurs fermes.

Leurs expéditions de rapine avaient un but économique, certes, mais servaient aussi à établir une relation de pouvoir sur les Néo-Mexicains.

Non seulement les deux groupes s’affrontaient fréquemment, mais de nombreuses expéditions militaires mexicaines tentaient de soumettre ces Indiens « sauvages et barbares ».

Les Navajos, ainsi que d’autres tribus comme les Apaches, avaient déjà mis en déroute les Néo-Mexicains lorsque les hostilités commencèrent en
1846 entre les Mexicains et les Américains.

Le Nouveau-Mexique étant très éloigné du siège du gouvernement officiel à Mexico, les colons étaient des proies d’autant plus faciles que rares étaient ceux qui étaient armés, le
gouvernement mexicain interdisant la possession d’armes à feu.

Les Navajos,en revanche, s’en procuraient auprès des traders de la Frontière.

Le problème était si grave qu’un membre de l’Assemblée du Nouveau-Mexique suggéra que Mexico autorisât les Néo-Mexicains à acheter des armes aux Américains pour assurer leur protection.

Les Navajos se considéraient également supérieurs aux autres tribus du Sud-Ouest, en particulier les Zuni et les Pueblo, et évitaient en général toutes relations formelles avec eux.

Occasionnellement, ils s’alliaient à eux pour des raisons bien spécifiques, comme de chasser des Mexicains de leur territoire.

Mais de tels « traités » étaient purement pragmatiques et de courte durée.

C’est ainsi que les Navajos s’étaient alliés aux Pueblo lors de la Révolte de 1680 contre les Espagnols.
Ils avaient parfois aussi conclu des accords avec les Zuni lors de conflits avec les Apaches.

Les Navajo passent donc sous la coupe des Américains en 1846.

Au mois de septembre 1846, l’armée de l’Ouest, commandée par le général Stephen Watts Kearny, pénétra dans le territoire du Nouveau-Mexique,où
elle ne rencontra qu’une faible résistance de la part des Mexicains.

Les conflits et les rivalités qui régnaient en permanence dans le territoire expliquent probablement la facilité avec laquelle un nombre restreint de militaires américains put s’emparer du Nouveau-Mexique sans pratiquement d’effusion de sang.

Peut-être les Mexicains avaient-ils aussi l’espoir de se faire un allié contre les Navajos.

En outre, pendant la marche de Kearny, les Apaches et les Ute offrirent de négocier des traités de bonne foi avec les Américains.

Les Navajo, quant à eux, étaient restés en retrait,jaugeant les nouveaux arrivants, ce qui confortait le général Kearny dans sa conviction qu’une force militaire américaine importante dans la région contraindrait les « sauvages » à se soumettre aux lois imposées par tout nouveau gouvernement.

Kearny divisa alors ses forces, laissant une partie de ses troupes derrière lui, alors qu’il continuait sa marche vers la Californie avec le gros de son armée.

Les Navajo interprétèrent cette manoeuvre comme une retraite et intensifièrent leurs expéditions de pillage, narguant même Kearny en s’attaquant au bétail qui accompagnait sa colonne.

Devant ce harcèlement, Kearny ordonna au colonel Alexander Doniphan d’entrer en territoire navajo afin de négocier un traité ; s’il échouait, il avait autorisation d’entamer un conflit armé.

Les Navajo n’avaient aucune raison de considérer les Américains autrement que comme un acteur supplémentaire dans la région.

Leur pragmatisme les incitait à observer les mouvements des Américains, puis à s’adonner au pillage afin de tester leurs réactions.

Ce même pragmatisme allait dicter leur comportement vis-à-vis de l’unité de Doniphan.

Les premiers affrontements entre les troupes américaines et les Navajo allaient laisser les deux parties perplexes, ne sachant à quoi
s’attendre de part et d’autre.

Pour les Navajo, les troupes américaines n’avaient rien d’effrayant.

Elles avaient été divisées en groupes d’une
trentaine d’hommes aux ressources limitées.

De plus, la campagne avait commencé à la fin de l’automne, alors que les hommes avaient encore leur tenue d’été.

Aussi, lors des premiers contacts, les Navajo virent-ils des Américains transis, fatigués, affamés, luttant pour s’adapter à l’altitude et au relief accidenté du terrain.

On comprend que les Navajo n’aient pas été
impressionnés par des hommes en haillons, accablés par des éléments qui faisaient simplement partie de leur vie quotidienne.

Certains jeunes brûlaient de s’attaquer à ces bataillons qui leur étaient apparemment inférieurs.

Mais les Anciens de la tribu, davantage conscients du potentiel des militaires américains, estimaient plus sage d’essayer de
parvenir à un accord pacifique.

Dans cette perspective, une réunion fut
organisée entre certains Navajo et les troupes américaines à Ojo del Oso en 1846.

Dès l’abord, les Navajo eurent un sujet de mécontentement : la décision des Américains de choisir un chef, Sandoval, comme interlocuteur et
intermédiaire (à l’instigation d’ailleurs de ce dernier).

Ils ignoraient que nombre de Navajo méprisaient Sandoval, qui était un opportuniste, surtout
préoccupé de ses propres intérêts.

Le choix des Américains avait en effet de quoi éveiller les soupçons des Navajo quant aux intentions des envahisseurs étrangers.

Néanmoins, un Conseil de quatorze chefs navajo rencontra le colonel Doniphan et le premier traité officiel fut signé à Ojo del Oso, le 22 novembre 1846.

Il est vraisemblable que les Navajo n’avaient pas compris les clauses du traité.

Elles étaient traduites d’anglais en espagnol, puis traduites de l’espagnol par le langage des signes pour Sandoval qui, enfin, les interprétait
pour les Navajo.

La réponse des chefs Navajo suivait ensuite le chemin inverse.

Ils en comprirent pourtant suffisamment pour renâcler devant certaines clauses :
les Néo-Mexicains, en tant que citoyens américains,auraient droit à la protection des Américains contre les Indiens, qui seraient
punis en cas de pillage.

En revanche, les Navajo, qui, en tant qu’Indiens,
n’étaient pas considérés comme citoyens, ne recevaient aucune promesse de protection contre les enlèvements encore fréquents par lesquels on
alimentait en esclaves la ville de Santa Fe.

Au contraire, Doniphan les avertissait que, s’ils persistaient dans leurs expéditions de rapine, l’armée leur livrerait bataille.

De nombreux Navajo ne comprenaient pas pourquoi cet officier étranger leur interdisait de combattre leurs ennemis, alors qu’ils l’avaient
toujours fait.

Relevant cette injustice flagrante, un chef et homme-médecine respecté, Zarcillos Largos, s’adressa à Doniphan et à ses hommes :

Americans! You have a strange cause of war against the Navajos.
We have waged war against the New Mexicans for several years.
We had just cause for all this.
You have lately commenced a war against the
same people.
You are powerful.
You have great guns and many brave soldiers.
You have therefore conquered them,
the very thing we have been attempting
to do for so many years.
You now turn upon us for attempting
to do what you have done yourselves.
We cannot see why you have cause of quarrel
with us for fighting the New Mexicans on
the west, while you do the same thing on the east.

Doniphan expliqua aux Navajo qu’une fois une guerre terminée, la coutume de son peuple voulait que ses anciens ennemis fussent traités en amis qui, dès lors, avaient droit à sa protection militaire.

Dans un dernier effort pour ébranler les Navajo, le commandant leur promit que, s’ils laissaient les nouveaux arrivants s’installer et vivre en paix, des relations commerciales pourraient se créer et les Navajo pourraient obtenir ce qu’ils
voulaient des « nouveaux hommes ».

Deux clauses du traité faisaient hésiter les Navajo : les échanges de prisonniers entre les Navajo, d’une part,
et les Néo-Mexicains et les Pueblo,d’autre part ;
et le fait que ces derniers étaient désignés comme Américains.

En dépit de ces problèmes, les Navajo finirent par consentir à signer le traité.

Doniphan était alors persuadé qu’il avait jeté les bases d’une paix durable dans la région.

En fait, l’incompréhension était totale : les Navajo ne pouvaient concevoir la puissance des États-Unis et les Américains avaient une méconnaissance quasi-totale de la culture navajo.

Le fait que les Navajo n’aient pas de gouvernement central et que les bandes n’ayant pas participé aux négociations ne soient pas concernées par le traité fut à l’origine de
nombreuses infractions au traité.

En outre, la barrière de la langue s’avéra
insurmontable.

James Calhoun, l’agent indien pour le Territoire du Nouveau-Mexique, déclarait en 1849 :
« Je n’ai pas trouvé un seul individu dans le pays qui soit capable de traduire une langue Pueblo ou Navajo en anglais ».

La reprise immédiate des rapines par les Navajo conduisit les Américains à les qualifier, comme les Ute ou les Apache, de « sauvages » qu’il fallait « civiliser » afin d’assurer la sécurité des colons américains dans le Sud-Ouest.

Cela allait de pair avec le développement de la politique des réserves, qui devait mettre fin au semi-nomadisme de nombreuses tribus du Sud-Ouest en les incitant à adopter un mode de vie plus « civilisé », c’est-à-dire à pratiquer l’agriculture et l’élevage.

Les Navajo auraient probablement pu dominer la région plus longtemps, n’eût été la découverte d’or en Californie en 1849, qui provoqua un déferlement de colons, non seulement en Californie, mais dans tout le Sud-Ouest.

L’arrivée soudaine de milliers de personnes sur les terres indiennes fit monter la tension.

Les autochtones répondaient à ces atteintes à
leurs territoires et à leurs cultures de la façon qui leur était la plus familière,
par des conflits armés.

Le 9 septembre 1849, le lieutenant colonel John M. Washington, accompagné de l’agent indien James S. Calhoun, contraignit un groupe de Navajo menés par le chef Mariano Martinez à signer un traité.

Le X apposé au bas du traité fut considéré par le gouvernement américain comme l’engagement de toutes les bandes navajo à respecter le traité.

Le groupe de Martinez reconnaissait aux États-Unis une autorité juridique, se soumettait aux lois sur le commerce,s’engageait à restituer les biens volés et les prisonniers, et à demeurer en
paix.

Il autorisait le gouvernement à déterminer les limites de son territoire.

Washington pouvait écrire au ministère de la guerre au mois de février 1849 que le moment était venu où ils [les Indiens] devaient se cantonner dans les limites qui leur étaient données et cultiver la terre pour gagner leur vie
honnêtement, ou être anéantis.

En revanche,les questions des Navajo demeurèrent sans réponse :
les Néo-Mexicains respecteraient-ils leur part du traité ?
Restitueraient-ils les prisonniers Navajo et le bétail volé ?

Les soldats recevraient-ils l’ordre de cesser de détruire leurs récoltes, indispensables pour traverser les longs mois d’hiver ?

Des obstacles ne cessaient de se dresser pour empêcher un apaisement,

que ce soit la mort de Narbona (connu comme un « homme de paix » mais scalpé par un chasseur de trophées),

un commerce d’esclaves qui continuait à être florissant (un jeune Navajo pouvait atteindre 200 dollars dans une vente aux enchères),

ou encore un appel à des forces civiles
volontaires pour lutter contre le pillage navajo.

Le 4 mars 1851, le gouverneur Calhoun lança un appel au peuple du Territoire du Nouveau-Mexique qui l’invitait à lever des forces civiles volontaires pour aider l’armée à protéger les colons du Nouveau Mexique .

Les volontaires ne devaient recevoir aucune rémunération, mais ils auraient le droit de garder les captifs et les biens saisis pendant la campagne.

Ces « butins de guerre » seraient ensuite utilisés suivant les usages du territoire.

Les usages, bien entendu, étaient la vente des captifs comme esclaves.
Cela équivalait à pratiquer le commerce des esclaves avec l’approbation du gouvernement.

Le gouverneur Calhoun essaya en outre d’obtenir l’aide des Pueblo dans sa lutte contre les Navajo.

La construction de Fort Defiance, en 1851, était le symbole de la présence arrogante et humiliante des troupes américaines en plein territoire Navajo.

Des expéditions de rapine étaient toujours fréquentes, certes, mais les preuves de bonne volonté de certaines bandes n’étaient pas payées de retour.

Dès 1852, la situation était si critique que le lieutenant-colonel Edwin Sumner, responsable des opérations militaires au Nouveau-Mexique, écrivit

au ministre de la guerre C. M. Conrad que le gouvernement ferait mieux de rendre le Nouveau-Mexique aux Mexicains et aux Indiens.

Le Nouveau-Mexique devint ultérieurement un État des États-Unis, mais ce fut au prix d’un grave traumatisme pour les Navajo et d’autres tribus du Sud-Ouest que les forces américaines avaient expulsés de leurs terres et enfermés dans
des réserves.

Alors que les Américains estimaient que ces peuples barbares devaient être écartés pour assurer la sécurité des colons, les Navajo n’avaient aucune raison de coopérer à la destruction de leur mode de vie.

Du point de vue des Navajo, c’était les Américains qui s’adonnaient à des activités
inacceptables, avec des exigences dont le seul but était d’empiéter sur leur vie.

Durant l’été 1855, le gouverneur Meriwether demanda à l’agent indien Dodge de faire savoir aux Navajo qu’il allait y avoir un nouveau traité, dont le but était de fixer des limites au territoire Navajo.

Lorsque les chefs présents en eurent connaissance, ils protestèrent violemment.

Le chef Manuelito déclara qu’on leur enlevait trop de terres qui, de plus, contenaient
des lieux sacrés.

Mais les Américains demeurèrent fermes sur leurs positions et Manuelito fut contraint de se plier à leurs exigences.

Le traité de Laguna Negra, signé par vingt-sept chefs navajo, mais jamais ratifié par le Sénat
américain, fut une première tentative pour les enfermer dans un territoire restreint.

Une fois encore, ils avaient été obligés d’accepter un traité sans qu’il y ait eu de véritables négociations,comme cela avait été le cas pour le traité de Washington.

Les Navajo avaient sans cesse l’impression d’être victimes d’injustices :...
Au début de l’été 1858, un Navajo en visite à Fort Defiance tua l’esclave du commandant du poste.
Le chef Zarcillo Largo reçut l’ordre de livrer le coupable dans les vingt jours.
Quatre jours avant la fin de l’ultimatum, un groupe de trois cents à cinq cents Navajo arriva à Fort Defiance, portant le cadavre de l’assassin.
Or, le chirurgien du fort, après examen, déclara qu’il ne s’agissait pas de l’assassin.
Quant aux Navajo, ils avaient obéi à leur traditionnelle « loi du sang » : ils avaient rendu un esclave pour un esclave, un bien pour un autre bien.

L’harmonie était restaurée.
Que pouvaient-ils faire de plus ?

La même année, les soldats américains abattirent soixante têtes de bétail appartenant à Manuelito, alors qu’elles paissaient près du fort.
Furieux, celui-ci alla trouver le major à Fort Defiance pour lui dire que l’eau et les pâturages étaient siens, et n’appartenaient pas à l’armée américaine.

En réponse, les soldats, avec cent-soixante mercenaires Zuni, incendièrent le village et les champs de Manuelito.

Les traités se succédèrent : Bonneville en 1858, Canby en 1861, dont les termes étaient destinés à punir les Navajo de leurs « méfaits », plutôt
qu’à assurer la paix entre les deux parties.

Avec le début de la guerre de Sécession,
le Nouveau-Mexique devint, selon les termes de Ruth Underhill,une véritable « maison de fous ».

Cette folie ne prit fin qu’avec le retour de
l’armée, en 1863.

Pendant l’été 1863, tandis que les armées étaient engagées dans une guerre civile sanglante, le général James Carleton, commandant des troupes fédérales dans le territoire du Nouveau-Mexique, lançait sa propre campagne contre les Navajo.

Bien que de courte durée, la guerre de 1863-1864 s’avéra l’une des campagnes les plus violentes jamais menées contre une grande tribu indienne d’Amérique du Nord.

Plus de sept cents volontaires néo-mexicains sous le commandement du colonel Kit Carson envahirent le pays Navajo.
Fort Defiance, abandonné au début de la Guerre de Sécession, fut réoccupé et rebaptisé Fort Canby.
De là, les troupes fondirent dans toutes les directions, attaquant les campements navajo disséminés, tuant ou capturant leurs occupants, brûlant les hogans,détruisant les récoltes et s’emparant des troupeaux.

Le général Carleton avait déclaré que « la chasse était ouverte contre les Navajo et leurs biens ».

Les Ute, les Pueblo, de même que les civils hispano-américains et anglo-américains étaient activement encouragés à participer aux hostilités.

Dès l’hiver, la guerre était virtuellement terminée. Selon les estimations officielles, la guerre avait fait, à la fin de 1863, trois cent un morts chez les Navajo sur une population d’un peu plus de dix mille personnes.

En fait, on ne connaît pas le nombre exact de Navajo tués pendant cette guerre.
Richard White affirme que les troupes de Kit Carson n’en tuèrent pas plus de cinquante.

Quoi qu’il en soit, les estimations ne tiennent pas compte des morts dont étaient responsables les Ute, les Pueblo et les civils euro-américains, non plus que des Navajo morts de froid pendant l’hiver.

En outre, des centaines de femmes et d’enfants furent capturés et vendus comme esclaves.

Pendant l’hiver 1863-1864, les Navajo survivants souffrirent de la famine : les champs avaient été détruits avant la récolte, la plus grande
partie des troupeaux, tuée ou volée.

De nombreuses familles étaient réduites à manger des racines ; certaines mangèrent même leurs chiens, comme ce fut par exemple le cas de la famille de l’homme-médecine Frank Mitchell.

Pourtant, les Navajo considéraient que les chiens étaient des animaux impurs parce qu’ils se nourrissaient des détritus trouvés dans le camp.

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Kit Carson avait réussi là où ses prédécesseurs espagnols, mexicains et américains avaient échoué : il avait totalement vaincu les Navajo.

Appauvris, affamés, craignant pour leur vie, des milliers d’entre eux allèrent à Fort Canby pour se rendre à l’armée et trouver une protection contre les auxiliaires indiens et euro-américains qui écumaient la région en quête
d’esclaves et de bétail.

La guerre n’était qu’une première étape dans le plan qu’avait élaboré le général Carleton
pour « mettre fin » au problème Navajo.

Dans une seconde étape, il s’agissait de déporter les Navajo dans une réserve située à
l’est de la rivière Pecos dans les plaines de l’est du Nouveau-Mexique.

On pensait que là, on pourrait aisément les contrôler et les transformer en paisibles fermiers.

Au mois d’août 1863, le premier groupe de Navajo
entama la Longue Marche vers Bosque Redondo.

Le projet de faire des Navajo des agriculteurs autosuffisants fut un échec en raison d’une mauvaise préparation, du manque de fiabilité de
l’approvisionnement et de la situation géographique particulièrement mal choisie.

Les Navajo, autrefois prospères, vécurent pendant quatre ans à Bosque Redondo, sujets à la maladie, au froid, à la faim, subsistant sur des
rations insuffisantes ou avariées fournies par le gouvernement.

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Finalement,à la fin du printemps 1868, les Commissaires de paix William T. Sherman et
Samuel Tappon décidèrent que les projets de Carleton étaient irréalisables et négocièrent un traité qui fut signé par les chefs Navajo dès sa présentation.

Le traité de 1868 créait une réserve sur le nord-ouest du Nouveau-Mexique et le nord-est de l’Arizona, et leur permettait de retourner sur une partie de leurs terres ancestrales.

Les effets de la guerre et de la déportation qui s’en est suivie ont été abondamment analysés.

Pour James Down, l’internement à Bosque Redondo
« changea profondément la culture navajo ».

Ruth Underhill appelle leur retour sur leur territoire « un nouveau commencement », comparant son impact culturel à celui de leur voyage vers le Sud-Ouest.

Pour Clyde Kluckhohn et Dorothea Leighton, aucun peuple n’a jamais subi un aussi grand choc.

Peuple fier, ils virent leurs biens détruits et devinrent dépendants d’étrangers.

Accoutumés aux grands espaces, ils connurent le
confinement dans un espace limité, où ils mangeaient une nourriture inconnue et buvaient une eau amère qui les rendait malades.

Conclusion

Les traités antérieurs avaient tous été bafoués, bien qu’ils n’eussent jamais donné lieu à de véritables négociations.

Les efforts de conciliation des chefs de paix ne pouvaient porter leurs fruits, puisqu’ils n’engageaient pas la totalité de la tribu.

Les guerres, puis la déportation des Navajo à Bosque Redondo sont le résultat d’une incompréhension réciproque.

Il est clair que les Navajo considéraient les Américains comme des envahisseurs, mais aussi, surtout parmi les factions les plus jeunes, comme inférieurs.
Et certaines manoeuvres des Américains étaient considérées comme suspectes, pour ne pas dire hostiles.

La Longue Marche vers Bosque Redondo, toujours présente à l’esprit des Navajos aujourd’hui, pose une question lancinante :
comment un pays,gouverné par des lois et le respect de la justice put-il permettre
une telle tragédie ?

Quant aux États-Unis, ils refusaient de reconnaître des droits à un peuple qu’ils considéraient comme « sauvage » et « barbare ».

La culture navajo leur étant étrangère, ils ne pouvaient accepter de la reconnaître tant
qu’elle ne devenait pas intelligible par sa domestication.

Il aura donc paradoxalement fallu que les Navajos soient totalement soumis pour que le
moindre droit (retourner sur leurs terres ancestrales) commence à leur être reconnu.

Le choix qui était donné aux Navajo était cependant extrêmement limité :
ils pouvaient se soumettre aux conditions successives, accepter une reddition totale,
ou risquer d’être exterminés.

Cette dernière possibilité avait été clairement exprimée à plusieurs reprises.

En dépit des tentatives diplomatiques des chefs de paix, les Navajo ne disposaient en réalité
d’aucun recours.

Après quatre années de souffrances, de malnutrition, de maladies, les Navajos signèrent un traité les autorisant à retourner sur leur territoire, reconstruire leur communauté, sous la condition de rester dans la réserve.

" Hozoogo naninaa doo "
" Allez dans la beauté et l'harmonie "

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Mercredi 16 Janvier 2008

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LES NAVAJOS**VOIES DE GUERISON ET PEINTURES DE SABLE**
 

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" Ya-ta-hey "
Bienvenue.

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C'est par les romans de Tony Hillerman
que j'ai pris connaissance
des voies de guérison.

Lui-même y a assisté à son retour aux USA ,
après la seconde guerre mondiale.

"En août 1945, de retour au pays
après avoir servi sous les drapeaux,
Tony Hillerman se rend
pour la première fois
sur le territoire
de la grande réserve "navajo"
et assiste de manière très furtive
au cérémonial appelé "Enemy Way"
- La Voie de l'Ennemi -
et qui, dans ce cas d'espèce,
avait pour but d'aider
les marines Navajos
de retour du Pacifique
à retrouver la santé et l'harmonie
avec le monde qui les entourait.
Il sera très marqué par cette expérience."

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Il faut aussi savoir que les rites
de guérison,appelés "Voies de guérison",
formés de prières,de chants,de danses,
et de peintures de sable
(Sandpaintings),
ne peuvent s'effectuer que sur
le Dinetah (Territoire Navajo)
et que les sandpaintings doivent être
effacées à la fin de la cérémonie.

Les Voies de Guérison sont exécutées
par un "Chanteur".
(Voir article précédent)

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Si vous voyez des Sandpaintings encadrées,
ce sont des oeuvres d'art
en rapport avec la mythologie navajo.

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Je vous laisse le soin d'explorer
à votre rythme les différents liens
que j'ai trouvés ....

A chacun de juger....

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http://www.arizona-dream.com/Usa/amerindiens/tribus/navajos.php?page=culture&view=1

http://agoras.typepad.fr/regard_eloigne/2006/10/la_voie_de_la_b_3.html

http://www.autourdupot.net/node/102

http://www.autourdupot.org/node/103

http://www.autourdupot.net/node/110

http://www.autourdupot.org/node/111


http://www.ssd.u-bordeaux2.fr:80/faf/archives/numero_5/articles/malinvaud/malinvaud.htm


http://www.barbier-rd.nom.fr:80/anaikchiinavajo.htm

http://indien.nexenservices.com/amerindiens/hozho-1.htm

http://indien.nexenservices.com/amerindiens/hozho-3.htm

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**LES NAVAJOS**INTRODUCTION AUX RITES GUERISSEURS**HATAALII**
 

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" Ya-ta-hey "

Certaines cérémonies navajos
pour retrouver
santé,beauté,harmonie (hozho),
demandent l'intervention
d'un "medecine man "
qui n'est ni un gourou,
ni un sorcier,ni un shaman.

C'est un homme qui s'est senti apte
à aider les autres
et qui a eu la possibilité d'apprendre
certains rituels guérisseurs.
On le nomme "Chanteur"...
Hataaalii ou Hatathali en navajo.

Il associe en général des prières,
des chants et des peintures de sable.

Chaque rite guérisseur nécessite
un long apprentissage
et peut se dérouler
jusque sur une durée de 9 jours.

C'est pourquoi un "chanteur"
ne peut connaître à fond
que 1,2 ou 3 rites.

Nombre de ces rituels se pratiquent
encore actuellement
mais certains tendent à disparaître
car ils se transmettent uniquement
par voie orale.

Ces cérémonies amènent le "patient"
à une sérénité morale
plutôt qu'à une guérison
au sens médical du terme ;
mais on commence à se rendre compte
que les deux sont liés :
"Mens sana in corpore sano".

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" Allez dans la beauté et l'harmonie "

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Lundi 14 Janvier 2008

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** LA LOGE DE SUDATION ** SWEATLODGE **
 

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" Ya-ta-hey "

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L'une des cérémonies navajos
qui ont pour but de réconcilier
l'homme avec lui même,
de rétablir un équilibre intérieur
se pratique dans une "loge de sudation":
"sweatlodge" en anglais.

On en trouve une près de chaque hogan
et aussi dans les villes.

En fait,c'est une cérémonie individuelle
que l'on retrouve
chez TOUS les Amérindiens.

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La loge de sudation est un lieu
de soins et de purification.
Elle permet de se connecter
aux quatre éléments
que sont la terre,l'eau,
le feu et l'air.

C'est une cérémonie qui permet
de purifier le corps
autant que l'esprit.
C'est un moment particulièrement
propice à la détente
mais aussi à la méditation.

Elle est utilisée
à des fins thérapeutiques
(relaxation, guérison)
et à des fins spirituelles.

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On trouve la hutte de sudation,
sous une forme ou une autre,
partout en Amérique.
Dans le nord-est, les huttes bâties avec des branches de saule peuvent être recouvertes d'écorces ou de peaux.
Dans le Sud-est, elles peuvent être en mottes de terre ou dans un creux à flanc de montagne résultat de l'érosion par une rivière.
Dans les plaines, la hutte de sudation
est couverte de peaux séchées.
Dans le nord du nord-ouest,les maisons de sudation sont construites en cèdre.
Quant aux Inuits,ils pratiquaient
les sudations dans leurs igloos.

Exemple de sweatlodge:

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Les pierres sont tout d'abord chauffées
sur un feu à l'extérieur de la hutte,
puis introduites à l'intérieur.
La loge est ensuite fermée
et l'on répartit quelques feuilles
ainsi qu'une pincée d'herbes
sur les pierres chaudes,
avant de verser l'eau destinée
à produire la vapeur.

La cérémonie s'achève
lorsque la vapeur s'est
complètement dissipée.

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Des techniques semblables
se retrouvent dans diverses cultures
tels le sauna scandinave,
les thermes des Romains,
le Temescal (ou temezcalli) des Mayas,
le bania (ou banya) des Russes,
le hammam en Afique du Nord,
ou le mushi-buro pour les Japonais.

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Dimanche 13 Janvier 2008

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MERCI BABZ !
 

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Samedi 12 Janvier 2008

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LES NAVAJOS ** HOZHO ** BEAUTE ET HARMONIE **
 


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" Ya-ta-hey "

Bienvenue!
Bonjour.
Je n'ai pas mis la photo habituelle
car la notion dont je voudrais parler
aujourd'hui c'est:" Hohzo " :
beauté et harmonie .

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Définir le hozho pour un occidental
n'est pas une chose facile.
C'est pourquoi,il est possible
que je me répète un peu
dans les tentatives de définition
ci-dessous.

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* Hozho est un état intérieur
qui arrive quand tout
est à sa juste place.
C'est l'état du monde,
la manière dont chacun et tous ensemble,
nous devrions vivre.
Chez les Navajos,
le monde doit être "en ordre" .
La notion d'ordre est universelle.
Ce que ressent le corps humain
doit être en relation
avec l'harmonie personnelle
et l'harmonie du monde.

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* Hozho c'est être en harmonie
avec l'univers.
C'est être bien dans son corps,
en sécurité, en accord avec soi
et tout ce qui nous entoure.

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* Hozho est un état spirituel,
psychologique, d'un être humain
qui se sent sûr de lui,
en sécurité, en accord avec lui-même,
en harmonie avec le monde qui l'entoure.
C'est un état intérieur qui surgit
quand tout est à sa juste place.
C'est l'état du monde,
la manière dont chacun,
et tous ensemble,
nous devrions vivre.

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En langage Navajo "hozho"
peut-être traduit à la fois par
"beauté" et "santé",
deux notions qui sont inséparables
dans la conscience d'exister de ce peuple.
Au bord des routes, dans la réserve,
on peut voir des panneaux
de signalisation qui préconisent:
"Drive in beauty".
Pour saluer quelqu'un,
on dit: "allez dans la beauté".
L'harmonie est dans la nature,
l'harmonie est en l'homme,
harmonie entre l'homme
et la nature aussi.

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Cette harmonie peut être détruite
par la maladie,la mort,la violence,etc...

Il existe plusieurs façons
de retrouver hozho,
mais ça ,c'est pour bientôt...

http://everyhtingelse.blogspot.com:80/2007/12/hozho-nahasdlii.html

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May it be beautiful before me.
May it be beautiful behind me.
May it be beautiful above me.
May it be beautiful below me.
May I walk in beauty.

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Merci à tous ceux chez qui je suis
allée rechercher de la documentation.

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Vendredi 11 Janvier 2008

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** BONNE NUIT **
 

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** ART NAVAJO ** BIJOUX ET POTERIES **
 

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" Ya-ta-hey "
BIENVENUE

Vers la fin du 18ème siècle,
les Amérindiens du Sud-Ouest,
Pueblos, Hopis, Zunis,
et Navajos acquirent auprès
des Espagnols du Mexique,
puis auprès des Mexicains,
les techniques du travail
de l'argent
qu'ils associèrent aux turquoises
de la région pour créer
des bijoux raffinés très convoités.

BIJOUX ACTUELS.



Au contact des Indiens Pueblos
les Navajos apprirent aussi
la technique de la poterie .



Attention aux " attrape-touristes" -;)

JOURNAL DE VOYAGE EN TERRE NAVAJO.

LIEN :

http://www.ange-et-jc.com/USA/jour3.php


" Hozoogo naninaa doo "
" Allez dans le bonheur et l'harmonie "

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